Les anciens chemins identifiables aujourd’hui
1. La route « de la Combe » : artère commerciale et saisonnière
Autrefois, ce chemin reliait la vallée de l’Isère à la Maurienne en contournant les Pieds-Gauthier. Sur le cadastre de 1832, il est désigné comme Route de la Combe : un axe emprunté par muletiers, marchands de vin et parfois contrebandiers, notamment lors du commerce du sel. Les vestiges du tracé, bordés de vieux noyers et d’anciens murets, marquent encore le paysage au sud du village, bien qu’une partie soit privatisée ou recouverte par des cultures.
2. Les sentiers communaux du hameau de Servolex à la Chapelle Saint-Jean
Avant la généralisation de la route goudronnée d’aujourd’hui, une succession de sentes reliait le hameau de Servolex, aujourd’hui modeste regroupement d’une dizaine de fermes, à la Chapelle Saint-Jean et au chef-lieu. Ces sentiers permettaient, entre autres, l’accès au four à pain communal et à l’une des rares sources pérennes de la commune. Discontinus, certains sont toujours repérables grâce aux toponymes anciens comme La Basse ou Les Prés-Verts.
3. Les vieux chemins des vignes
La culture de la vigne est attestée à Coise-Saint-Jean dès le Moyen Âge : 27 hectares de vignes sont recensés en 1837 (source : relevés cadastraux 1837). Les chemins d’exploitation sont jalonnés de croix, de bornes et de passages étroits, souvent appelés localement « voyaux ». Si ces passages existent encore, souvent envahis par la végétation, ils témoignent d’une économie rurale centrée sur la petite propriété et l’entraide paysanne.