Petit précis d’une méthode venue d’Italie
À l’évocation du mot “Pomodoro”, certains penseront peut-être à la tomate juteuse du potager voisin, à l’accent chantant de la Botte ou au rougissement d’un été sur les marchés. Mais ici, il n’est pas question de cuisine, si ce n’est celle de la concentration. La méthode Pomodoro est née à la fin des années 1980 de l’imagination de Francesco Cirillo, un étudiant italien confronté comme tant d’autres au défi des révisions longues et souvent décourageantes (Francesco Cirillo).
Son principe tient en un sablier de cuisine, justement en forme de tomate : fractionner le temps de travail en sessions courtes (25 minutes), entrecoupées de pauses régulières. Une promesse de productivité, certes, mais aussi un art de s’accorder à ses rythmes naturels. Depuis, la méthode s’est disséminée dans les bibliothèques universitaires, les bureaux partagés, et même dans le salon d’étudiants des Bauges ou sur les bancs ombragés de Coise-Saint-Jean.