Le temps du patrimoine et de la ruralité vivante
Louis Gros (1977-2001) – L’ambassadeur du terroir et du paysage
Après la longue parenthèse des Trente Glorieuses, Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier connaît, comme tant de communes rurales, l’exode des jeunes, la question de la friche agricole, la menace sur la mémoire vivante des lieux. Louis Gros, élu en 1977, pose les bases d’une action politique centrée sur la sauvegarde du patrimoine et la relance de la dynamique rurale.
- Lancement des “Journées du Patrimoine local”, ouvertes à tous
- Inventaire exhaustif des croix de chemin et chapelles, avec appui des associations patrimoniales des Bauges
- Obtention du label “Village fleuri” en 1982, renouvelé trois fois pendant son mandat
- Partenariat avec les viticulteurs pour la plantation de cépages autochtones sur les anciennes terrasses
La presse régionale (“Le Messager Savoyard”, édition 1985) relate le nombre record de visiteurs pour la première édition des Portes Ouvertes du Patrimoine : près de 800 personnes, un chiffre considérable pour une commune de moins de 1000 habitants.
Geneviève Sancier (2001-2014) – Une approche participative et moderne
Arrivée à la tête de la commune au tournant du XXIe siècle, Geneviève Sancier porte un aiguillon de renouveau démocratique. Parmi ses réalisations notables :
- Création de la maison des associations – espace intergénérationnel au cœur du village
- Développement des conseils de villageois, ouverture à la concertation sur les questions d’urbanisme
- Lancement du “printemps du goût” mettant en avant les spécialités de la Maurienne et la revalorisation des marchés paysans
- Adhésion, dès 2010, à la démarche Territoire à énergie positive (TEPOS Savoie), anticipation sur les projets de transition écologique (TEPOS)
Sous sa mandature, la population communale repasse le seuil des 1000 habitants, portée par le retour de jeunes familles et une image de “village où il fait bon vivre”.