Curiosités historiques : quand la Savoie bifurque
L’éphémère “Pont du Diable” de Coise-Saint-Jean
Au détour du Gelon, ce petit torrent capricieux qui traverse la commune, on raconte qu’en 1843, un pont de pierre fut construit pour relier Coise à la route menant à Saint-Pierre-d’Albigny. Mais à chaque crue, le pont s’effondrait. Les villageois finirent par murmurer que “le diable” lui-même en voulait à l’entreprise… Avant qu’une pierre sculptée, jetée dans le torrent, ne soit retrouvée en aval, ornée d’un visage grimaçant. Le mystère reste entier, mais la mémoire locale a donné au site le surnom de “Pont du Diable” (source : Archives départementales de Savoie).
L’évasion rocambolesque de Charles-Albert
L’histoire savoyarde a été marquée par des événements improbables. En 1849, chassé de son trône, Charles-Albert de Sardaigne trouva refuge quelques jours au château de Chambéry avant de partir pour le Portugal. Dépouillé de ses titres, il traversa anonymement plusieurs villages savoyards habillé en simple voyageur. Son étape secrète dans un relais de La Rochette est attestée par le registre d’un aubergiste, mentionnant : “Un client distingué, discret, à la démarche nerveuse.” Pour une nuit, la Savoie fut encore royaume (source : Musée Savoisien).
Grêle miraculeuse sur Montmélian
En juillet 1783, la grêle s’abattit soudainement sur les vignobles de Montmélian. Fait singulier : une seule parcelle, celle dite “du curé Sagnol”, fut épargnée. On y voyait un présage, voire un miracle, et le vin de ces vignes était réputé “protéger du mauvais sort” pendant plusieurs générations (source : Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie).