Formes, matériaux, secrets de construction
Ce qui frappe quand on lève les yeux, c’est l’intelligence des volumes et l’humilité des matières premières. Ici, pas d’esbroufe, mais du solide : la pierre de la Combe (schiste, calcaire ou gneiss selon les hameaux), le bois de mélèze ou de châtaignier, la tuile qui chante sous la pluie.
Un inventaire municipal de 2017 à Coise recense 18 greniers typiques, tous présentant une structure à double étage, un accès par escalier extérieur en bois (souvent remplacé depuis), et une grande porte charretière. Les granges, elles, sont parfois adossées à la pente pour faciliter la descente du foin.
Anecdote d’histoire locale : on raconte qu’à la Fracette, lors de la grande crue de 1935, seul le vieux grenier sur pilotis a résisté, grâce à ses fondations de pierres taillées. De même, il n’est pas rare de découvrir sous l’enduit quelques graffitis, calendriers ou initiales laissés par les anciens, comme ce "MG 1914" retrouvé sous la toiture d’une grange de Chantemerle.