L’époque contemporaine : mutations rurales, innovations et résistances
La vigne au cœur du terroir
Parsemée de coteaux orientés plein sud, la commune s’est très tôt tournée vers la vigne. Au XIXe siècle, le phylloxéra anéantit une partie des cépages traditionnels : Mondeuse, Jacquère, Altesse. Mais la ténacité paysanne l’emporte, et la replantation donne naissance à la vitalité viticole du secteur, aujourd’hui cristallisée dans l’appellation « Vin de Savoie ».
- Superficie viticole : 34 hectares de vignes sont exploités actuellement sur le territoire de Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier (CIVS).
- Une coopérative : Créée en 1952, la Cave des vignerons du Cru Fréterive demeure un acteur incontournable de la filière locale.
L’école, moteur de cohésion rurale
Le regroupement pédagogique des hameaux, entamé dès la fin du XIXe siècle, aboutit à la construction d’une école dite « mixte » dès 1881, accueillant garçons et filles, fait encore rare à l’époque.
Anecdote : C’est à Coise que fut expérimentée la « classe unique » pour combiner les effectifs dispersés d’après-guerre, favorisant ainsi continuité éducative et lien intergénérationnel (source : Histoires d’écoles en Savoie, Roland Souchon).
La guerre, l’occupation, la Résistance
La Seconde Guerre mondiale n’a pas épargné le secteur. Le maquis du Val Gelon, dès 1943, opère sur les reliefs voisins et reçoit l’appui discret du village : ravitaillement, caches, relais de messages. Ce pan de l’histoire, souvent ténu, reste présent dans la mémoire des familles.
- Libération : Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier est définitivement libérée par le passage des unités alliées en août 1944.
- Commémorations : La stèle du Mont Charvet rappelle chaque année l’engagement des résistants locaux.