Des métiers de la laine et du village : saisonniers de la Savoie
Le berger-transhumant : gardien invisible des estives
S’il reste encore quelques brebis sur les pentes voisines, le métier de berger tel qu’il était pratiqué—transhumance à pied, nuits sous abri sommaire, agneaux dans le clocher pour la Saint-Jean—n’existe plus. Au début du siècle dernier, le recensement de 1906 mentionnait plus de 200 ovins sur la commune, pour trois familles spécialisées dans l’élevage et la conduite de troupeaux (Source : INSEE, Savoie).
- Anecdote : Le berger était souvent appelé pour bénir les bêtes à la Saint-Urbain, patron des éleveurs, tradition qui a disparu avec le métier dans les années 1970.
- Transformation : L’étable moderne et le transport en camion ont eu raison de ce savoir-faire immémorial lié aux rythmes de la montagne.
Le tisserand itinerant : aux origines des draps rustiques
Disséminés de ferme en ferme, les tisserands à bras venaient auparavant proposer leur service chaque automne. Leur spécialité à Coise ? Transformer la laine noire des brebis en drap grossier, les “burats”, rudimentaires mais si résistants à la bise des Bauges (source : “La vie quotidienne en Savoie au XIXe siècle, J. Viallet, 1986).
- En 1872, on comptait encore deux tisserands sur la commune, effectuant l’aller-retour entre Arbin et Montmélian avec leur métier à bras démontable.
La dernière trace remonte aux années 1930 ; les draps manufacturés, importés de Lyon, coulèrent ce métier dur mais vital, lui aussi oublié.