Moyen Âge : naissance et singularité d’un « village-racine »
L’étymologie dévoile le passé
L’identité du village se tisse patiemment au fil des siècles, révélée dès son nom. « Coise » semble dériver du latin coxa (la cuisse, mais aussi la pente, évoquant le relief du village), tandis que Saint-Jean renvoie à l’église paroissiale originelle dédiée à Jean-Baptiste. « Pied-Gauthier » désigne, quant à lui,
- la situation « au pied » d’une petite éminence (probablement liée à une famille féodale locale nommée Gautier),
- ou, selon d’autres sources, une déformation du terme « Piégauthier » désignant des moulins situés sur le Coisin, modeste torrent du village.
La première mention écrite remonte à 1174 dans les chartes de la Grande Chartreuse, qui cite « Coxa prope Johannem » (Coise près de Saint-Jean).
Un village féodal entre deux pouvoirs
Durant le Moyen Âge, Coise prend position dans l’équilibre mouvant de la Savoie :
- Le territoire appartient alors au Comté de Savoie, qui impose organisation des terres et perception d’impôts.
- La vallée, de par sa situation stratégique, attire la convoitise :
- Elle est en bordure de l’ancienne route du sel, essentielle pour relier la Maurienne, Albertville et Chambéry,
- Un bourg castral (petit château fort) aurait existé, vraisemblablement à l’emplacement du hameau actuel du Bas-de-Coise (des fondations et structures médiévales souterraines l’attestent, Archives départementales de Savoie).
Les seigneurs locaux, souvent vassaux des grandes familles de la Maison de Savoie, s’occupent de protéger la vallée et d’encadrer la vie paysanne, tandis que le clergé assure l’instruction, les soins de base et le soutien aux nécessiteux au sein de la paroisse Saint-Jean-Baptiste.