Ce que les archives disent des identités locales
À travers ces mentions, se tissent peu à peu des formes discrètes d’identité, de communauté. À la fin du Moyen Âge, une cinquantaine de feux (foyers) sont recensés sur le territoire de Coise-Saint-Jean, soit une population estimée à 200-250 habitants à la veille du XVe siècle (registre fiscal du Prince, 1447). Un hameau soudé autour de sa chapelle, de ses moulins, de ses vergers en lisière d’Isère.
-
Naissance d’une mémoire partagée : Les listes des familles « Grangeat », « Rey », « Duret » apparaissent dans les actes de succession, certaines línies étant toujours présentes aujourd’hui dans le village.
-
Traditions religieuses et processions : Dès 1396, des processions annuelles sont citées pour la Saint-Jean, liant, par des marches de village à village, la communauté.
La toponymie, les rituels, les droits de passage forment l’esquisse d’un sentiment d’appartenance qui perdure, de génération en génération, bien au-delà de la simple mention dans un registre.