Aux abords des jours nouveaux : un village savoyard à la veille de la Révolution
Imaginez Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier à la toute fin du XVIIIe siècle. Un village tapi entre les pentes arrondies des Bauges et les premières vignes de l’Avant-Pays. À cette époque, on n’appelle pas encore la bourgade “commune” : la Savoie, alors terre des États de Savoie, appartient au royaume de Piémont-Sardaigne, sous l’égide du roi Victor-Amédée III. Les lisières du village bruissent encore plus en italien ou en patois savoyard qu’en français.
Avant 1792, ici, la vie s’écoule entre labeur agricole, fraternité du hameau, et grandes foires qui rythment les saisons. Le clergé tient un rôle essentiel, gestionnaire des écoles, du registre des naissances, et gardien des âmes. Les alliances, impôts et corvées dépendent d’un monde encore féodal. Qu’arrive-t-il alors lorsque, au loin, “Liberté, Égalité, Fraternité” franchit la montagne ?