Les lieux de mémoire à Coise et alentours
À Coise-Saint-Jean même, il n’existe pas de grand monument officiel à la Résistance, comme on en trouve à Albertville ou Chambéry. Pourtant, les témoignages persistent à travers plusieurs traces :
La stèle de Montaillet
À quelques kilomètres de Coise (commune voisine de Sainte-Hélène-du-Lac), la stèle du Montaillet rappelle le sacrifice de plusieurs résistants tombés lors d’une embuscade allemande, le 17 août 1944. Les familles de Coise ont parfois eu des proches impliqués, ou y ont participé à la cérémonie annuelle du souvenir. Cette stèle est aujourd’hui le point de ralliement de nombreux hommages. Elle représente aussi la porosité entre les histoires locales : chaque village savoyard, chaque vallée, connaît ainsi « sa » stèle, mais l’émotion circule de l’un à l’autre (Mémoire Résistance Savoie).
Les maisons-refuges
Plusieurs maisons de Coise et Saint-Jean-Pied-Gauthier ont accueilli des résistants ou caché des réfractaires au STO. Si elles n’arborent aucune plaque, leurs histoires sont transmises lors de discussions au détour d’un café du village ou d’une balade. Selon le recensement tenu par l’ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre), Coise a de manière avérée protégé et ravitaillé une douzaine de personnes entre 1943 et 1944, notamment dans le secteur de la Buisse et du hameau de la TAVERNE.
Mémoires dans les églises et cimetières
Dans l’église paroissiale, la liste des « morts pour la France » inclut plusieurs jeunes hommes disparus en 1944 — certains tombés au front, d’autres n’ayant pas eu de sépulture connue. Les vieilles croix du cimetière racontent cette fracture, la perte soudaine de la jeunesse locale.