Remembrements, zones d’activités et infrastructures : l’artificialisation lente du territoire
À partir des années 1980, Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, comme bien des communes de la Combe de Savoie, a vu son paysage rural évoluer sous la pression de plusieurs facteurs :
- L’intégration à l’axe Chambéry-Albertville : Construction de la RD65, lotissements récents, développement de la zone artisanale proche du collège, grignotant anciennes prairies et vergers à l’ouest du village (statistiques : surface urbanisée multipliée par 2 en 30 ans, source : INSEE).
- Les zones d’épandage et de cultures intensives : Anciennes prairies semi-naturelles transformées pour la culture de maïs ou d’orge, parfois avec arrachage des derniers arbres têtards (bouleaux, saules).
Si la commune reste globalement agricole (32 % de la surface totale), la part d’espaces considérés comme “naturels” a été réduite de près de 18 % entre 1960 et 2020 (enquête cadastrale, données INSEE et DDT 73).
Ces mutations traduisent l’équilibre délicat entre développement local, maintien du tissu rural, et protection du paysage. Parfois, elles ironisent sur le destin incertain des lieux: un pré figure dans les délibérations pour un projet de lotissement dans les années 1980, il devient friche, puis terrain de jeu pour les enfants, avant de réintégrer une vocation agricole sous l’impulsion d’un jeune maraîcher.